Principales tendances en 2015

Rowan Saunders

M. Rowan Saunders expose les faits saillants de 2014 et aborde les principales tendances qui façonneront le paysage de la RSA en 2015.

Si jamais M. Rowan Saunders devait changer de carrière, ne vous attendez pas à le voir sur une chaîne météo. 

« La réalité est que c’est très dur d’être un chroniqueur météo...en outre, si nous examinons les tendances de notre portefeuille au cours des cinq dernières années, nous constatons une augmentation des sinistres liés au climat. » 

Selon le PDG de la RSA du Canada, la recrudescence des phénomènes météorologiques constitue, entre autres, l’un des facteurs qui exercent des pressions sur l’industrie au même titre que les nouveaux acteurs dans le domaine de l’assurance des entreprises. En ce qui concerne l’année 2015, la société s’appuiera sur des données pour faire face aux différents obstacles. 

Au niveau de l’assurance automobile, M. Saunders affirme qu’« en améliorant la sophistication de notre tarification et en utilisant plus de données, nous pourrons, à notre avis, être plus compétitifs dans un large segment de clients que nous le sommes actuellement. » À cet égard, M. Saunders signale que la télématique constitue l’un des moyens d’obtenir des données et que le Nouvel An verra le lancement d’une assurance fondée sur l’utilisation.

Sur le plan commercial, précise-t-il, le marché intermédiaire « a présenté des difficultés en 2014, particulièrement en matière de tarification. » La RSA envisage une approche de « production plus disciplinée » sur ce marché et compte ajuster sa proposition de valeur pour certains secteurs, notamment celui des petites et moyennes entreprises. Il ajoute par ailleurs que les PME veulent une expérience qui ressemble davantage à celle des assurances des particuliers. (Et les chiffres sont là pour en témoigner : dans le numéro d’octobre de CITB, une étude menée par J.D. Power montre que les PME préfèrent contracter l’assurance des entreprises par l’intermédiaire de leur courtier des assurances des particuliers.)

Pour la RSA, il s’agit « de rendre le processus plus facile, plus rapide et plus efficace. À cet effet, nous travaillons sur nos modèles et notre technologie pour permettre aux courtiers de faire affaire avec nous plus facilement. Ainsi, nous serons en mesure de traiter un plus grand volume qu’actuellement. Cela est dû au fait que le problème concerne beaucoup plus les frais combinés de la livraison d’un produit entre la RSA et les courtiers que le ratio sinistres/primes. » En d’autres termes, il s’agit de poser peu de questions et de compter davantage sur les analyses prédictives pour faire avancer les choses plus rapidement. 

M. Saunders ne s’attend pas à un grand changement à la suite de la vente de Noraxis à Arthur J. Gallagher par la société au début de cette année, mais il affirme avoir eu des échos positifs des autres courtiers à ce sujet. Il ajoute par ailleurs que les courtiers indépendants, qui sont irrités par le fait que des cabinets de courtage sont gérés ou soutenus par des assureurs, ont réagi favorablement à la vente.  « De nombreux courtiers nous parlent des possibilités de bâtir leur volume avec nous, car ils ne nous considèrent plus comme leur concurrent dans l’acquisition des courtiers. »

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Première imprimé par Canadian Insurance Top Broker, décembre 2014